Climat : réveillons-nous avant qu'il ne soit trop tard | TF1 INFO

LCI - 30/04
[VIDÉO] La couverture médiatique mondiale du changement climatique enregistre une forte baisse en ce début d'année, selon l'Observatoire des médias et du changement climatique (MeCCO). Fabrice Bonnifet, président du C3D, le collège des directeurs du développement durable, nous livre son nouvel édito. - Climat : réveillons-nous avant qu'il ne soit trop tard (Environnement) - TF1 INFO

La couverture médiatique mondiale du changement climatique enregistre une forte baisse en ce début d'année, selon l'Observatoire des médias et du changement climatique (MeCCO).
Fabrice Bonnifet, président du C3D, le collège des directeurs du développement durable, nous livre son nouvel édito.

Suivez la couverture complète

Impact positif

Selon le MeCCO (Media and Climat Change Observatory), la couverture médiatique mondiale du changement climatique a connu en ce début d’année une baisse spectaculaire de 20% par rapport aux trois premiers mois de 2023. Et ce, alors même que les catastrophes associées aux dérèglements climatiques ne cessent de croître en fréquence et en gravité. Comment expliquer cet inquiétant phénomène ?

Jusqu’où pourrons-nous nous adapter à l’intolérable et à l’invivable ?
Fabrice Bonnifet

Les mauvaises nouvelles lassent le bon peuple, semble-t-il, surtout lorsqu’elles finissent par devenir permanentes. Mais surtout, il ne faudrait pas non plus que les gens finissent par comprendre trop vite ce qui est en train d’arriver. En effet, au rythme actuel des émissions de GES, l’humanité se dirige vers un réchauffement moyen bien au-delà des 3,2°C d'ici à 2100, et en France largement plus de 4°C, ce qui signifie que progressivement, nous allons bientôt avoir droit tous les ans à : 100 nuits "tropicales", entre 40 et 75 jours sous canicule extrême, moins 19% de précipitations en été, la mort de la quasi-totalité des feuillus, la disparition de 90% des glaciers, une perturbation chronique des rendements agricoles, une multiplication des inondations, une érosion du trait de côte qui rendra inhabitable des milliers de logements et fera disparaître l’essentiel des plages... et on peut encore continuer la liste des calamités déjà en train de se produire sous nos yeux distraits par le dérisoire de l’actualité, et donc de moins en moins relayées dans les médias. 

  • Lire aussi

    Urgence climatique : le syndrome du "Rubik's cube"

Et puis, que nous en parlions ou pas, en absence d’un récit alternatif du vivre ensemble dans un monde décarboné et d’un programme pour y parvenir, nous commençons également à ressentir le début d’une résignation fataliste qui se traduit par la phrase favorite des partisans de l’inaction : "Nous allons devoir nous adapter !". Mais jusqu’où pourrons-nous nous adapter à l’intolérable et à l’invivable ? Allons-nous accepter notre sort sans broncher ? Pour les plus cyniques, tout n’est-il pas provisoire : l'amour, la jeunesse, la santé et donc pourquoi pas la vie sur la planète Terre ? Avec un tel aveuglement généralisé, l’emballement climatique signera la fin de l’histoire, qui semble à date tellement inéluctable qu'elle va prendre tout le monde par surprise. Un peu comme l’arrivée de Grouchy à Waterloo, les grandes défaites de la lucidité se résument toujours par deux mots : trop tard !

Fabrice BONNIFET

Sur lemême thème

  • #Changement climatique
  • #Impact positif
  • #Climat
Voir plus

ToutTF1 Info

Les + lusDernière minuteTendance
  • 1

    "Valery Zaloujny emprisonné depuis 32 jours" : que devient l'ex-commandant en chef de l'armée ukrainienne ?

  • 2

    Pourquoi ...
    [Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...